Envoyez de vraies cartes postales personnalisées avec vos photos”.

Cette proposition, relevée récemment sur Internet, et qui débouche sur une prestation de service, n’est pas nouvelle. La carte postale a été longtemps l’un des principaux débouchés commerciaux des photographes. Dans les premières années du vingtième siècle, on soignait sa mise, on se campait devant l’objectif du spécialiste et l’on pouvait adresser à ses connaissances de superbes cartes postales à sa propre effigie.

C’est ce que fit le personnage de belle prestance et à la fière moustache représenté sur ce document, obligeamment communiqué par Bernard Ognier, adhérent de BJA.

À la date du 8 décembre 1918, Joseph Florentin Fodéré, né à Bessans le 10 Mars 1879, a donc presque quarante ans. Ses parents sont Marie Thérèse Chevallier et Nicolas Célestin Fodéré.

Il a épousé, dans le troisième arrondissement de Lyon, le 2 mai 1912, Rosalie Françoise Georges, originaire de Haute-Savoie, employée, demeurant 278 rue Duguesclin, à Lyon. Florentin y est mécanicien et habite 27 rue Creuzot. Il sera ensuite commerçant, dans la même ville.

 

Florentin portrait

Sa carte, envoyée d’un lieu inconnu, témoigne du désir de quitter une “pension” bien peu accueillante : “Voilà dix jours que nous n’avons plus de vin à nos repas et tout est cher.” Ce séjour, qui semble forcé, est-il en relation avec la guerre qui s’est achevée depuis peu ? Rien ne permet de le dire. La “petite sœur” à laquelle il écrit est Marie Catherine qui n’a pu encore lui présenter Léon, l’homme qui partagera sa vie. Marie Catherine et Léon sont les grands-parents de Bernard Ognier.

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